SECTEUR DU TOURISME DE LA PRÉFECTURE 

La richesse du patrimoine culturel et architectural d’une ville millénaire, imprégnée dans une histoire séculaire, témoin des grands événements que le Maroc a connus depuis les premières dynasties ayant régné sur le Royaume, avec ses paysages attrayants et sa population affable et accueillante, offrent un potentiel touristique prometteur.

Ce potentiel est renforcé par la proximité de la Préfecture Oujda-Angad aux grands marchés émetteurs européens et l’existence d’une infrastructure appropriée de transport aérien, ferroviaire et routier.

Adossée à Saïdia, première station du Plan azur, la ville d’Oujda, représente le carrefour routier, ferroviaire et humain de l’Oriental. Facilement accessible, tant par la route que par les voies aériennes, la ville d’Oujda est promue à devenir, de par son emplacement géographique, un lieu de brassage culturel et artistique euro-sahelo-maghrebin.

Infrastructure touristique:

L’infrastructure touristique dans la Préfecture d’Oujda-Angad se compose de 28 agences de voyage, 6 restaurants classés et de 37 unités d’hébergement touristique, répartis comme suit :


Potentialités touristiques de la Préfecture Oujda-Angad

Les potentialités touristiques de la Préfecture Oujda-Angad se concentrent essentiellement dans la ville d’Oujda et ses alentours. Elles concernent le tourisme culturel, religieux, thermal et de montagne.

Le tourisme culturel

Réputée par sa médina, baignée d’une luminosité toute méditerranéenne, où règne une animation constante, Oujda, c’est aussi les anciens remparts, site classé monument historique depuis 1949, avec ses deux portes Bab Al Gharbi et Bab Sidi Abdelouahab. On y retrouve également l’antique mosquée Al Kabir, la sublime Medersa mérinide, le palais Dar Essebti, sa belle architecture coloniale et bien d’autres monuments aussi anciens que prestigieux.


L’Ancienne Médina :

Oujda, fortifiée à plusieurs reprises conserve principalement la mémoire de son enceinte médiévale. Les principaux historiens arabes sont unanimes à attribuer la fondation d’Oujda à Ziri Ben Attia, le chef Maghraoua, qui fit bâtir en 994 une casbah et une enceinte avec portes.

En forme de polygone, couvrant près de 28 ha, la médina d’Oujda conserve l’essentiel des éléments qui caractérisent la vie et l’organisation des médinas marocaines, architecture, ambiance, hammams, kissariats,< sans oublier l’animation des ruelles ornées d’étalages de produits artisanaux qui se surpassent en donnant a chaque ruelle sa lumière, sa couleur et son propre charme.


Bab Sidi Abdelouahab

Située à proximité du marabout dont elle porte le nom, Bab Sidi Abdelouahab est l’une des deux principales portes qui subsistent encore à Oujda. Elle portait également le nom de Bab Sidi Yahya ou Bab Ach-Charq (porte de l’est) par référence au chemin qui mène-vers l’est- aux jardins et à l’oasis Sidi Yahya. Elle fut également avant le début du XXème siècle le point de départ des caravanes vers Maghnia en Algérie.

La porte Sidi Abdelouahab conserve jusqu’à nos jours sa fonction économique, étant donné qu’elle relie l’est de la ville avec ses secteurs nord-ouest. Du point de vue historique, la porte en question possède une valeur symbolique du fait qu’elle conserve une partie de la mémoire de la ville, en référence à l’usage de ses créneaux comme support pour les têtes tranchées des insurgés, d’où l’appellation Porte-des-têtes qui a servi de désignation par la population à une certaine époque au XIXème siècle.


Bab El Gharbi :

Située sur la muraille ouest de la médina, d’où l’appellation Bab-El-Gharbi (porte de l’ouest), elle fut longtemps liée à la Route du Sultan qui menait à El-Aioune, Taourirt , Taza et Fès. Elle est également liée aux parcours qui menait à la garnison, aux tribus Mehayas et des Zkaras et à Ain-Beni Mathar (anciennement appelée Berguent). La porte est également connue sous différents noms, Bab-Sidi Aissa (du nom du marabout situé au quartier Mehalla), Bab-Taza, et Bab Triq El Soltan (porte de la route du sultan).

Cette porte, jusqu’au début du XXème siècle possédait une fonction défensive et administrative de premier ordre, en raison de sa proximité par rapport à la Casbah (Méchouar), centre de l’autorité locale à l’époque.

Si le XXème siècle a connu le déclin de la fonction militaire que jouait Bab El Gharbi, cette porte est devenue de nos jours un monument historique à coté d’autres bâtiments et d’institutions à caractère administratif, religieux et éducatif.


La grande mosquée

La grande mosquée d’Oujda est construite par le Sultan Abou yaakoub youssef le Mérinide en 1296 ap. J.C., dans le cadre de la reconstruction de la ville d’Oujda. La mosquée a une salle de prière composée de cinq nefs perpendiculaires au mur de la qibla. Le minaret se situe à l’angle sud- ouest de la salle de prière. Il se peut que sa construction ait été concrétisée vingt ans après celle de la mosquée, c’est à dire en 1317 ap. J.C. Le minaret est de forme carrée et mesure 4,65 m de côté pour une hauteur de 24 m. Il est construit en briques rouges.

Dar Essebti

Constitue un édifice impressionnant d’un intérêt architectural et touristique indéniable. L’un des palais les plus fabuleux de la ville.

Construit en 1938 par un grand commerçant de la ville, il fut restauré et rénové. Il est le lieu d’activités culturelles et de festivités diverses (fêtes de noces, expositions, réceptions).


Place Sidi Ziane :

Située à 100 mètres de Bab AL Gharbi, on peut y admirer l’ancienne école Sidi Ziane construite en 1907 (la première école moderne au Maroc), dont les derniers travaux de restauration de 1992 ont égayé toute la place voisine. Quelques constructions derrière l’école datent de bien avant. De la place Sidi Ziane, on peut regagner par la ruelle Al Kasbah, la place Dar Makhzen où se situe le bâtiment administratif de l’ancienne Médina qui actuellement abrite les locaux du tribunal administratif , l’un des monuments les plus anciens de la ville. Les derniers aménagements qu’il a subis remontent à 1876, lorsque le Sultan Moulay El Hassan a reconstruit les parties détériorées de la médina.

Musée Lalla Meryem :

Situé à l’extrémité Ouest de la Kasbah, sur le boulevard Al Maghreb Al Arabi, le Parc Lalla Meryem épouse harmonieusement le relief accidenté du site qui l’héberge et s’étire en arc de cercle au pied de la muraille sud et tout le long de son tracé de Bab El Gharbi jusqu’à l’entrée de la casbah. Singulier par sa conception et sa composition florale et sa valeur patrimoniale, il garde toute sa splendeur et son attrait malgré

l’usure du temps. Lieu fréquenté par la population locale en quête de calme et de détente, le Parc Lalla Meryem est considéré comme un label urbain et écologique.


Parc Lalla Aicha

Conçu admirablement dans les années 1930, le Parc Lalla Aïcha est le patrimoine écologique par excellence de la ville. Considéré comme l’un des plus vieux parcs urbains du Maroc, il s’étend sur une superficie de 20 hectares au coeur de la ville, constituant un lieu de détente pour les habitants d’Oujda.

La panoplie d’arbres et d’essences nobles, à l’âge avancée, au format parfois géant que compte le parc en fait un espace exceptionnel d’urbanité écologique. En plus de ses qualités florales remarquable, le parc est une belle aire de loisirs avec ses piscines, ses terrains de sports, ses clubs de tennis et d’équitation ainsi que ses équipements de jeux d’enfants.


Le tourisme religieux

La Préfecture Oujda-Angad est réputée par ses mausolées et zaouias auxquels adeptes et population réservent égard et vénération. A Oujda, 11 zaouias sont recensées et continuent jusqu’à ce jour de célébrer leurs exercices religieux en toute quiétude. Le plus connu de ses lieux religieux est le mausolée de Sidi Yahya.


Mausolée de Sidi Yahya

Non loin de la ville d’Oujda, se trouve l’oasis Sidi Yahya , un lieu paisible et agréable à l’ombre des arbres. Rénovée en 2010, l’oasis de Sidi Yahya, point de rencontre ethnique et religieux, est un lieu de vénération et de pèlerinage judéo-christiano-musulmane.

Cette oasis, classée monument historique depuis 1953, abrite également les mausolées de plusieurs saints dont le plus vénéré est celui de Sidi Yahya Benyounès, qui a d’ailleurs donné son nom à l’oasis.

Sidi Yahya, connu jadis sous le nom de « Al Mokhfi », est célébré chaque mois de septembre, considéré comme le début de l’année agricole, pendant une semaine, en un moussem ou waâda connaissant une grande affluence de la part de la population de la ville d’Oujda et de ses environs.

L’oasis de Sidi Yahya, actuellement intégrée dans l’espace urbain de la ville d’Oujda, garde toujours son aspect original, avec la pérennité de l’écoulement des eaux de ses sources, ses arbres reliques et géants, ses palmiers et ses lauriers verdoyants.


Le tourisme thermal

L’un des aspects les plus représentatifs du tourisme thermal de la Préfecture d’Oujda-Angad, reste la source de Benkachour. Située à l’intérieur de la ville d’Oujda, cette source est d’origine artésienne profonde comme en témoigne la température des eaux fortement minéralisées, plus de 50°C.

Ses caractéristiques recherchées pour les maladies dermiques et rhumatismales ont permis la construction d’une véritable station moderne de cure thermale.

Tourisme de montagne

La Préfecture Oujda-Angad est immergée d’un récif montagneux à l’est et au nord, au pied duquel la ville d’Oujda s’est installée. Les caractéristiques naturelles et géologiques de ce récif se caractérisent par leur diversité et richesse. Deux sites d’exception en font un pôle d’attraction touristique de première importance, le site d’Aïn Sfa et le Parc Sidi Mâafa.


Le site de Aïn Sfa

Loin d’une vingtaine de Km de la ville d’Oujda, le site d’Aïn Sfa est un exemple de ces espaces ruraux et montagneux qui marquent par leur beauté le paysage de la Préfecture Oujda-Angad. Avec ses vallées verdoyantes et ses sommets facilement accessibles, ce site offre un cadre d’excursion, de promenade et d’escalade attrayants. Les amateurs de la chasse ont la possibilité d’exercer leurs loisirs dans les giboyeuses vallées du site.

Parc Sidi Mâafa

Situé à 5 kilomètres du centre ville d’Oujda, Le Parc fait partie d’une très vaste forêt de Sidi Mâafa , au pied de »Jbel Hamra », où le paysage est plus naturel, authentique et magnifique. L’endroit idéal pour les promeneurs, les randonneurs et les amateurs de sport. Un espace récréatif dédié au sport et à la détente est aménagé dans le parc. Il comporte 3 pistes dédiées au sport et à la marche (cross-country, moto-cross, VTT), une piste principale de 6 km de long et une troisième voie longue de 3 km. En outre, ce parc dispose de 10 aires de repos avec bancs et tables.


Perspectives d’avenir et développement du secteur

Dans le cadre du programme de développement régional touristique plusieurs investissements touristiques dans la Préfecture Oujda-Angad sont programmés. Ces investissements concernent la réhabilitation des sites touristiques, la valorisation du patrimoine culturel et urbanistique ainsi que la diversification de l’offre touristique. Un plan d’action sur la base du contrat-programme régional de développement du tourisme (CPR), «Vision 2020», pour la période 2015-2020, a été établi en concertation avec toutes les parties prenantes. Ce plan d’action établi à la lumière du diagnostic et des objectifs tracés pour le développement touristique dans la Préfecture Oujda-Angad, dont les engagements ont été clairement identifiés dans le contrat programme, se décline comme suit :

Perspectives d’avenir et développement du secteur

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