COMMERCE ET INDUSTRIE

Secteur du commerce

L’économie de Préfecture Oujda-Angad à l’instar de la Région de l’Oriental est caractérisée par la domination des activités du secteur tertiaire (commerce et services), qui ont contribué en 2013 à plus de 53% du total du PIB régional. L’importance de ce secteur se manifeste à la fois à travers sa contribution à la création des richesses, et d’assurer un emploi à plus de 50% de la population active de la Préfecture.

Le mode traditionnel prédomine le paysage commercial de la ville d’Oujda, qui est caractérisé par les rues commerçantes de l’ancienne médina, le commerce de proximité et les Souks hebdomadaires. Ces formes occupent 75% de la surface commerciale, avec 99% des points de vente.

Néanmoins, ces dernières années, les tendances de l’environnement économique, le phénomène accéléré de l’urbanisation et le changement des habitudes des consommateurs, devenus plus attentifs aux conditions de ventes et de qualités, ont été à l’origine de profondes mutations dans le tissu commercial de la ville. Ces mutations se sont traduites, entre autres, par la pénétration de nouvelles formes de commerce, telles les franchises et la grande distribution, qui occupent 25% de la surface commerciale.

Outre les plateformes commerciales modernes déjà opérationnelles, la ville d’Oujda sera dotée d’un parc d’activités commerciales (Retail Park), qui aura pour vocation de devenir une véritable plateforme-régionale de Shopping. Cette zone commerciale constitue une partie structurante de la Technopole d’Oujda et s’étend sur une superficie de 20 Ha.

Dans le cadre du plan « Rawaj vision 2020 », qui vise la modernisation du commerce de proximité, afin de développer et de rentabiliser l’activité des commerçants et à assurer un niveau de standard de qualité pour répondre aux mieux aux attentes et exigences des consommateurs, 953 commerçants ont bénéficié de l’appui du ministère de commerce et industrie à travers l’assistance technique, l’équipement et l’appropriation des bonnes pratiques de gestion des magasins, ainsi que l’assimilation des principes de sécurité et d’hygiène.

Infrastructure commerciale

La Préfecture Oujda-Angad dispose d’une infrastructure commerciale diversifiée, contrastant du cachet commercial traditionnel aux modes les plus modernes. En plus des souks hebdomadaires urbains au nombre de 4 et ruraux au nombre de 2, la Préfecture Oujda-Angad se caractérise par la densité de ses centres commerciaux due à sa situation géographique de zone frontalière, favorisant la prolifération des flux de marchandises d’origine informelle, et le manque d’opportunité d’emploi dans les autres secteurs d’activité économique tels l’agriculture et l’industrie.

La ville d’Oujda se caractérise également par son réseau commercial franchisé. Le suivi mené par la délégation du commerce et de l’industrie d’Oujda a permis d’identifier 44 points de ventes d’enseignes franchisées au niveau de la ville d’Oujda, dont 60% sont d’origine marocaines. En termes de branche d’activité, le secteur le plus dynamique est l’habillement avec 44% des enseignes franchisées.


Le marché de gros au poisson d’Oujda, une infrastructure nouvelle génération

La halle aux poissons est sise sur un terrain d’une superficie totale de 1,14 ha, dont 2.545 mètres² de couvert. Il comprend notamment un espace de vente, une chambre froide pour l’entreposage des produits, des locaux socio-collectifs et administratifs ainsi que des parkings.

Construite selon les normes internationales de qualité les plus exigeantes, cette nouvelle structure, équipée d’un système de réfrigération permettant de maintenir la température de l’espace de vente entre 12 et 16° C afin de préserver la qualité des produits, est dotée des technologies qui assurent l’informatisation du processus de vente dans son ensemble. Une informatisation qui permet notamment de maximiser la célérité et la transparence des transactions et qui assure un suivi rigoureux de la traçabilité des produits.

La halle aux poissons constitue un vecteur de dynamisation de l’économie locale et régionale par la création de nouvelles opportunités d’emploi, l’amélioration des revenus des intervenants à travers la professionnalisation de la commercialisation et le renforcement des différentes branches de cette activité, notamment le mareyage, la vente ambulante et le transport par la mise en place d’un réseau de marchés de détail, ainsi que l’encadrement et l’appui financier aux marchands ambulants pour les équiper en moyens de distribution appropriés, répondant aux standards de qualité.

Ce nouveau marché contribue également à l’amélioration de l’équilibre alimentaire des citoyens de la région, accroître les revenus de la collectivité et accompagner l’essor touristique
régional par un meilleur approvisionnement des unités touristiques de la région.


L’industrie dans la Préfecture Oujda Angad

La Préfecture Oujda-Angad à l’instar de la Région de l’Oriental possède un tissu industriel peu développé, et ce malgré la concentration de 92% des unités industrielles régionales dans la Préfecture Oujda-Angad et la province de Nador. Cette situation est due à plusieurs raisons dont les plus importantes sont :

  • Le manque de diversification des filières industrielles.
  • La contrebande et le ratio qualité/prix souvent en faveur du produit étranger.
  • L’éloignement des centres d’approvisionnement et d’entretien, ce qui entraine des coûts supplémentaires et incite les investisseurs à chercher des opportunités plus favorables dans d’autres régions.
  • La faiblesse de la demande régionale et l’éloignement de la région des autres débouchés.
  • Le manque de financement et des encouragements fiscaux et la faiblesse des infrastructures.

Avec 175 unités industrielles, et 3952 emplois, la structure du PIB industriel de la Préfecture est composée du produit des industries chimiques, para-chimiques, agro-alimentaires, mécaniques, métalliques, électriques et électroniques. 82% du nombre total des emplois du secteur relèvent des industries chimiques, para-chimiques, mécaniques, métalliques et agroalimentaires.


Infrastructures d’accueil industrielles


Plateforme Industrielle Intégrée : Technopole d’Oujda

La Technopole d’Oujda, deuxième Zone Franche adossée à un aéroport au Maroc, après la Technopole de Nouacer à Casablanca, bénéficie d’une topographie favorable, d’une assiette foncière importante et d’une opportune accessibilité générale. Elle se positionne sur les énergies renouvelables, les industries non polluantes et les nouvelles technologies et l’offshoring.
La Technopole d’Oujda est un projet intégré qui représente la convergence de plusieurs stratégies sectorielles de l’Etat marocain :

  • La Stratégie Med Est, déclinaison territoriale des Programmes Emergence et Rawaj dans l’Oriental, qui vise à renforcer le potentiel industriel et de services de cette région.
  • La Stratégie Nationale liée aux Energies Renouvelables, à travers lazone franche de la Technopole, dénommée Cleantech.

En termes d’infrastructures de desserte, le projet bénéficie des avantages suivants :

  • Il se situe à proximité de l’aéroport d’Oujda Angad.
  • Il est desservi par la voie express Oujda-Saidia.
  • Il se situe à 120 km du port de Nador Beni Nassar.

La Technopole d’Oujda est un projet à vocation multisectorielle. Elle propose un programme diversifié avec une zone libre comprenant :

  • Une zone PME/PMI, au service du tissu industriel régional.
  • Un Retail Park, plateforme commerciale à vocation régionale.
  • Un pôle tertiaire, axé sur l’offshoring et les Services.
  • Un Campus du Savoir, pôle d’excellence dans les domaines de la connaissance et de la R&D.
  • Une zone franche, la Cleantech, destinée aux équipementiers opérant dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les Industries écologiques.

L’ouverture de la première tranche du centre d’offshoring « Oujda Shore » a concerné deux bâtiments dédiés aux activités d’offshoring (7.500 m2), aux activités tertiaires et aux services de la technopole (3.500 m2). Cette plate-forme d’offshoring, qui s’adresse notamment aux spécialistes de la gestion client, du développement et de la maintenance informatique et aux processus administratifs (BPO), permettra de générer quelque 1.200 emplois directs.


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